Fiscalité à Dubaï et aux Émirats : le guide pour les entreprises
Dernière vérification: Par Équipe éditoriale Kenobiz Solutions13 min de lecture
Oui, on paie des impôts à Dubaï, mais pas les mêmes qu'en France. Les entreprises sont soumises à la Corporate Tax, l'équivalent émirien de l'impôt sur les sociétés : 0 % jusqu'à 375 000 AED de bénéfice imposable, 9 % au-delà. La TVA est de 5 %. Les particuliers ne paient pas d'impôt sur le revenu aux Émirats, ce qui ne règle pas pour autant la question de la résidence fiscale en France.
L'essentiel
- 0 % puis 9 % : la Corporate Tax est de 0 % sur le revenu imposable jusqu'à 375 000 AED et de 9 % au-delà (Décision du Cabinet n° 116 de 2022). En France, l'impôt sur les sociétés est de 25 %, avec un taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions.
- 5 % : le taux de TVA aux Émirats, avec un enregistrement obligatoire au-delà de 375 000 AED de chiffre d'affaires taxable sur 12 mois.
- 9 mois : le délai pour déposer la déclaration de Corporate Tax et payer l'impôt après la clôture de l'exercice, même sans impôt à payer.
- 3 millions d'AED : le plafond de chiffre d'affaires de la Small Business Relief, prolongée jusqu'aux périodes closes le 31 décembre 2029.
- 0 impôt sur le revenu : « The UAE does not levy income tax on individuals », indique le portail officiel du gouvernement émirien.

Est-ce qu'on paye des impôts à Dubaï ?
Oui, une entreprise paie des impôts à Dubaï : la Corporate Tax sur ses bénéfices depuis les exercices ouverts à partir du 1er juin 2023, et la TVA à 5 % sur ses ventes. Les particuliers, eux, ne paient pas d'impôt sur le revenu aux Émirats. Les règles sont fédérales : elles valent dans les sept émirats.
L'image d'un Dubaï « sans impôts » date d'avant 2018. La TVA existe depuis le 1er janvier 2018 et la Corporate Tax depuis 2023. Plus de 742 000 entreprises et particuliers étaient inscrits à la Corporate Tax au 30 juillet 2026, selon l'Autorité fédérale des impôts (FTA). Pour un dirigeant habitué à la France, voici les équivalences :
| Impôt | Aux Émirats | En France |
|---|---|---|
| Impôt sur les bénéfices des sociétés | Corporate Tax : 0 % jusqu'à 375 000 AED, 9 % au-delà | Impôt sur les sociétés : 25 %, taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions |
| TVA | 5 %, enregistrement obligatoire au-delà de 375 000 AED | Plusieurs taux selon les biens et services |
| Impôt sur le revenu des particuliers | Aucun | Barème progressif |
| Facturation électronique | Obligatoire en B2B et B2G à partir de 2027 | Réception obligatoire depuis le 1er septembre 2026 |
Pour la facturation électronique, notre page réforme française et réforme émirienne détaille les deux calendriers.
Qu'est-ce que la Corporate Tax ?
La Corporate Tax est l'impôt fédéral émirien sur le bénéfice des entreprises, créé par le décret-loi fédéral n° 47 de 2022. Elle s'applique aux exercices ouverts à partir du 1er juin 2023. Le ministère des Finances fixe les règles ; l'Autorité fédérale des impôts (FTA) enregistre les entreprises, reçoit les déclarations et contrôle.
Comme en France, on part du résultat comptable pour arriver au résultat fiscal, avec des réintégrations et des déductions. La loi a été modifiée trois fois, en 2023, 2024 et 2025, et l'essentiel des modalités figure dans des décisions du Cabinet et du ministre. Le ministère publie une version anglaise consolidée de la loi ; c'est la version arabe qui fait foi.
Pour une PME, cela revient à cinq obligations :
- S'enregistrer auprès de la FTA et obtenir un numéro d'enregistrement à la Corporate Tax.
- Tenir une comptabilité et établir des états financiers selon les normes comptables acceptées aux Émirats.
- Calculer le revenu imposable à partir du résultat comptable.
- Déclarer et payer dans les 9 mois suivant la clôture de chaque exercice, sur le portail EmaraTax.
- Conserver ses documents pendant 7 ans.
Quel est le taux de la Corporate Tax ?
Le taux est de 0 % sur le revenu imposable jusqu'à 375 000 AED et de 9 % sur la part au-delà (article 3 de la loi et Décision du Cabinet n° 116 de 2022). Une société de zone franche éligible paie 0 % sur ses revenus éligibles, et les très grands groupes multinationaux sont portés à 15 %.
La tranche à 0 % profite à toutes les entreprises : seule la part du bénéfice au-delà de 375 000 AED est taxée à 9 %. Le taux effectif reste donc bas pour la plupart des PME :
| Revenu imposable | Corporate Tax due | Taux effectif |
|---|---|---|
| 300 000 AED | 0 AED | 0 % |
| 600 000 AED | 9 % × 225 000 = 20 250 AED | 3,4 % |
| 1 000 000 AED | 9 % × 625 000 = 56 250 AED | 5,6 % |
| 5 000 000 AED | 9 % × 4 625 000 = 416 250 AED | 8,3 % |
Inutile de découper une activité en plusieurs sociétés pour multiplier la tranche à 0 % : la décision du Cabinet traite ce montage comme un abus, sanctionné par la règle anti-abus générale de la loi.
Deux taux particuliers existent :
- Sociétés de zone franche éligibles (Qualifying Free Zone Persons) : 0 % sur les revenus éligibles, 9 % sur le reste (voir plus bas).
- Impôt complémentaire minimum (Domestic Minimum Top-up Tax) : depuis les exercices ouverts à partir du 1er janvier 2025, les membres de groupes multinationaux ayant réalisé au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé sur deux des quatre exercices précédents sont portés à un taux effectif de 15 %. Il ne concerne pas les PME.
Qui doit payer la Corporate Tax ?
Les sociétés émiriennes, y compris en zone franche, les sociétés étrangères dirigées et contrôlées depuis les Émirats, les personnes physiques dont le chiffre d'affaires d'activité dépasse 1 million d'AED sur une année civile, et les non-résidents qui ont un établissement stable ou un lien de rattachement aux Émirats.
| Situation | Soumis à la Corporate Tax ? |
|---|---|
| Société mainland (LLC) ou succursale d'une société émirienne | Oui, à 0 % et 9 % |
| Société de zone franche | Oui ; 0 % sur ses revenus éligibles si elle remplit les conditions |
| Freelance ou entrepreneur individuel | Seulement au-delà de 1 million d'AED de chiffre d'affaires sur l'année civile |
| Salarié | Non : le salaire n'est pas un revenu d'activité |
| Particulier qui investit en Bourse ou dans l'immobilier à titre personnel | Non, tant qu'il ne s'agit pas d'une activité sous licence |
| Filiale d'une société française à Dubaï | Oui, comme toute société émirienne |
| Société française avec un établissement stable aux Émirats | Oui, sur les revenus de cet établissement |
Certaines personnes sont exonérées : entités publiques et contrôlées par l'État, activités extractives et de ressources naturelles, entités d'utilité publique agréées, fonds d'investissement et fonds de pension qualifiés, et certaines de leurs filiales. Plusieurs de ces exonérations supposent une demande à la FTA.
Faut-il s'enregistrer à la Corporate Tax ?
Oui. L'article 51 de la loi oblige toute personne imposable à s'enregistrer auprès de la FTA, y compris les sociétés de zone franche et celles qui choisiront la Small Business Relief. L'enregistrement est gratuit et se fait en ligne sur le portail EmaraTax. Une société créée depuis le 1er mars 2024 dispose de 3 mois.
Ne pas faire de bénéfice, rester sous 375 000 AED ou opter pour la Small Business Relief ne dispense pas de l'enregistrement. Les délais sont fixés par la décision de la FTA n° 3 de 2024 :
| Situation | Délai d'enregistrement |
|---|---|
| Société créée aux Émirats depuis le 1er mars 2024, y compris en zone franche | 3 mois à compter de sa création |
| Société existant avant le 1er mars 2024 | Une date en 2024 fixée selon le mois de délivrance de sa licence : ces délais sont échus |
| Société étrangère dirigée et contrôlée depuis les Émirats | 3 mois après la clôture de son exercice |
| Personne physique résidente au-delà de 1 million d'AED de chiffre d'affaires | 31 mars de l'année suivante |
Un enregistrement tardif coûte 10 000 AED (Décision du Cabinet n° 75 de 2023, modifiée par la Décision du Cabinet n° 10 de 2024). La FTA annule automatiquement cette pénalité si la première déclaration est déposée dans les 7 mois suivant la clôture du premier exercice, au lieu de 9. Cette mesure a été annoncée le 7 mai 2025, sans date de fin publiée.
Quand déclarer et payer la Corporate Tax ?
La période d'imposition correspond à votre exercice comptable : l'année civile ou la période de 12 mois de vos états financiers. La déclaration et le paiement interviennent dans les 9 mois suivant la clôture, sur EmaraTax. Pour un exercice clos le 31 décembre, la date limite est le 30 septembre suivant.

La loi s'applique aux exercices ouverts à partir du 1er juin 2023. Le premier exercice imposable dépend donc de votre date de clôture :
| Exercice | Premier exercice imposable | Déclaration et paiement |
|---|---|---|
| 1er janvier au 31 décembre | 1er janvier au 31 décembre 2024 | 30 septembre 2025 |
| 1er juillet au 30 juin | 1er juillet 2023 au 30 juin 2024 | 31 mars 2025 |
| 1er avril au 31 mars | 1er avril 2024 au 31 mars 2025 | 31 décembre 2025 |
La même règle s'applique ensuite chaque année : pour un exercice civil, la déclaration 2026 est due au 30 septembre 2027. Elle est due même quand l'impôt est nul.
Comment se calcule la Corporate Tax ?
On part du résultat comptable, on retire les revenus exonérés, on réintègre les charges non déductibles ou partiellement déductibles, on impute les déficits reportés, puis on applique 0 % aux premiers 375 000 AED de revenu imposable et 9 % au reste. La logique est proche de celle de l'impôt sur les sociétés français.

Les principaux retraitements pour une PME :
- Dividendes : ceux reçus d'une société émirienne, et sous conditions ceux de participations étrangères, sont exonérés.
- Frais de réception : seuls 50 % des dépenses de réception et de divertissement de clients, d'associés ou de fournisseurs sont déductibles (article 32).
- Charges non déductibles : amendes et pénalités, dons à des entités non agréées, dividendes versés aux associés, la Corporate Tax elle-même et la TVA récupérable (article 33).
- Intérêts : au-delà d'un certain montant, les charges financières nettes sont déductibles dans la limite de 30 % de l'EBITDA (article 30).
- Personnes liées : les transactions avec des parties liées suivent le principe de pleine concurrence (article 34), et les paiements aux associés, dirigeants et à leurs proches ne sont déductibles qu'à hauteur de leur valeur de marché (article 36).
- Déficits : un déficit est reportable sur les exercices suivants, dans la limite de 75 % du revenu imposable de chaque exercice (article 37).
Exemple pour une société de négoce dont l'exercice suit l'année civile :
| Étape | AED |
|---|---|
| Résultat comptable | 820 000 |
| Réintégration de 50 % de 40 000 de frais de réception | + 20 000 |
| Réintégration d'une amende comptabilisée en charge | + 5 000 |
| Dividende reçu d'une société émirienne | − 60 000 |
| Revenu imposable avant déficits | 785 000 |
| Déficit reporté de l'exercice précédent (dans la limite de 75 %) | − 100 000 |
| Revenu imposable | 685 000 |
| 0 % sur les premiers 375 000 | 0 |
| 9 % sur 310 000 | 27 900 |
Qu'est-ce que la Small Business Relief ?
La Small Business Relief permet à une société résidente dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 3 millions d'AED, sur l'exercice et sur chaque exercice précédent, d'opter pour un revenu imposable considéré comme nul. Elle est prolongée jusqu'aux exercices clos le 31 décembre 2029 (Décision ministérielle n° 131 de 2026).
Le critère porte sur le chiffre d'affaires, pas sur le bénéfice, et une seule année au-delà de 3 millions d'AED fait perdre le régime pour toutes les années suivantes. Les sociétés de zone franche éligibles ne peuvent pas en bénéficier. L'enregistrement et la déclaration restent obligatoires. Notre guide de la Small Business Relief aux Émirats détaille les conditions et le piège des 3 millions.
Comment sont imposées les sociétés de zone franche ?
Une société de zone franche est imposable et doit s'enregistrer. Si elle remplit les conditions de Qualifying Free Zone Person, elle paie 0 % sur ses revenus éligibles et 9 % sur les autres. Si elle manque une condition, elle est imposée aux taux normaux pour l'exercice concerné et les quatre suivants.
Les conditions principales (article 18 de la loi, Décision du Cabinet n° 100 de 2023 et Décision ministérielle n° 229 de 2025) :
- Une substance réelle dans la zone franche : salariés, actifs et charges cohérents avec l'activité.
- Des revenus éligibles : ceux tirés de transactions avec d'autres sociétés de zone franche (hors activités exclues) et, pour les seules activités éligibles, avec des entreprises du mainland. Les activités éligibles comprennent notamment la fabrication et la transformation de biens, le négoce de matières premières cotées, la détention de participations, la logistique, la distribution depuis une zone désignée, et les services de siège ou de trésorerie aux sociétés liées. Les transactions avec des particuliers sont en principe exclues.
- Un seuil de minimis : les revenus non éligibles ne doivent pas dépasser 5 % du chiffre d'affaires ou 5 millions d'AED, le plus faible des deux.
- Des états financiers audités chaque année.
Le choix entre ce régime et la Small Business Relief, et la qualification de votre activité, se valident avec un agent fiscal agréé par la FTA.
Quelles obligations comptables ?
Conservez tous vos documents pendant 7 ans après la fin de l'exercice concerné (article 56). Vos états financiers suivent les normes comptables acceptées aux Émirats. Ils doivent être audités si votre chiffre d'affaires dépasse 50 millions d'AED, si vous êtes une société de zone franche éligible ou si vous déclarez en groupe fiscal.
Ce délai de 7 ans propre à la Corporate Tax est plus long que le délai général de 5 ans des règles de procédure fiscale : réglez votre archivage sur 7 ans. Une société mère qui détient au moins 95 % de ses filiales émiriennes peut former avec elles un groupe fiscal et déposer une seule déclaration, si toutes ont le même exercice.
Une comptabilité propre sert même quand l'impôt est nul : la FTA peut contrôler votre déclaration, la Small Business Relief repose sur un chiffre d'affaires que vous devez justifier, et un déficit reporté doit être documenté.
Quelles sont les pénalités ?
Selon la Décision du Cabinet n° 75 de 2023, un enregistrement tardif coûte 10 000 AED. Une déclaration en retard coûte 500 AED par mois pendant les 12 premiers mois, puis 1 000 AED par mois. Un paiement en retard coûte 14 % par an, appliqués chaque mois sur l'impôt impayé à compter du lendemain de l'échéance.
| Manquement | Pénalité |
|---|---|
| Enregistrement hors délai | 10 000 AED (annulée si la première déclaration est déposée sous 7 mois) |
| Déclaration en retard | 500 AED par mois ou fraction de mois pendant 12 mois, puis 1 000 AED par mois |
| Paiement en retard | 14 % par an, appliqués mensuellement sur l'impôt impayé |
La réforme des pénalités de retard de paiement entrée en vigueur le 14 avril 2026 (Décision du Cabinet n° 129 de 2025) concerne la TVA et les accises, pas la Corporate Tax.
Et la TVA à Dubaï ?
La TVA émirienne est de 5 % sur la plupart des biens et services. L'enregistrement est obligatoire quand les livraisons et importations taxables dépassent 375 000 AED sur les 12 derniers mois, ou devraient les dépasser dans les 30 jours. Il est possible volontairement à partir de 187 500 AED.
La TVA et la Corporate Tax sont deux régimes distincts : une société peut être redevable de la TVA sans payer de Corporate Tax, par exemple sous la Small Business Relief. Les deux s'appuient sur les mêmes factures et la même comptabilité, et la facturation électronique obligatoire viendra structurer ces factures à partir de 2027.
Quel impôt sur le revenu pour un Français installé à Dubaï ?
Aucun impôt sur le revenu n'est prélevé sur les particuliers aux Émirats. La question est de savoir si vous restez résident fiscal français. Le Code général des impôts retient trois critères, et la convention fiscale franco-émirienne de 1989 prévaut sur eux. La réponse dépend de votre situation personnelle.
L'article 4 B du Code général des impôts considère comme domiciliée fiscalement en France une personne qui y a son foyer ou son lieu de séjour principal, qui y exerce une activité professionnelle non accessoire, ou qui y a le centre de ses intérêts économiques. Un seul de ces critères suffit. Les conventions fiscales prévoient leurs propres critères, qui prévalent sur ceux du droit interne.
La France et les Émirats ont signé une convention fiscale le 19 juillet 1989 à Abou Dhabi, modifiée par un avenant du 6 décembre 1993 ; son texte est publié sur impots.gouv.fr. Votre résidence fiscale, l'imposition de vos dividendes ou d'une plus-value en France se traitent avec un conseil fiscal français : ce guide ne couvre que la fiscalité de l'entreprise aux Émirats.
Corporate Tax, TVA et facturation électronique : quel lien ?
Ce sont trois obligations distinctes. La Corporate Tax taxe le bénéfice une fois par an, la TVA se déclare périodiquement, et la facturation électronique change la façon d'émettre les factures B2B et B2G. Sous 50 millions d'AED de chiffre d'affaires, il faut désigner un prestataire accrédité avant le 31 mars 2027.
La Small Business Relief ou un résultat nul ne dispensent pas de la facturation électronique. Notre guide de la facturation électronique aux Émirats explique le dispositif, et le test de conformité vous donne votre échéance et vos trois priorités en deux minutes.
Quel logiciel pour la Corporate Tax ?
Un logiciel qui tient une comptabilité conforme aux Émirats, produit la déclaration de TVA et un rapport de Corporate Tax, et se connecte à un prestataire accrédité pour la facturation électronique. Les logiciels comptables du marché émirien, comme Zoho Books, Odoo ou Wafeq, couvrent la Corporate Tax ; un tableur ne suffit pas.
Points à vérifier :
- un plan comptable émirien qui isole les postes retraités : frais de réception, amendes, dividendes, opérations avec les parties liées ;
- un rapport de Corporate Tax, ou un passage clair du résultat comptable au revenu imposable ;
- un archivage sur 7 ans des factures, écritures et justificatifs ;
- une connexion à un prestataire accrédité avant votre échéance de facturation électronique.
Notre comparatif des logiciels comptables aux Émirats indique ce que couvre chaque solution, et l'outil choisir son logiciel vous propose trois options adaptées à votre profil en une minute.
- Small Business Relief →Qui peut opter pour la Small Business Relief jusqu'en 2029, le piège des 3 millions d'AED et ce qui reste dû : enregistrement, déclaration, comptabilité et facture électronique.
- Logiciel comptable →Six logiciels comptables comparés pour les entreprises francophones aux Émirats : TVA, Corporate Tax, statut ASP, arabe, paie WPS, prix en AED et notre choix par profil.
- Facturation électronique EAU →Le guide en français de la facturation électronique obligatoire aux Émirats : calendrier, sanctions, ASP, logiciels et préparation.
- France vs Émirats →Plateforme agréée ou ASP, Factur-X ou PINT AE, calendriers et sanctions : les deux réformes comparées, avec le cas d'un groupe présent dans les deux pays.
Questions fréquentes
Est-ce qu'on paye des impôts à Dubaï ?
Oui pour les entreprises : la Corporate Tax taxe les bénéfices à 9 % au-delà de 375 000 AED, et la TVA s'applique à 5 %. En revanche, les Émirats ne prélèvent pas d'impôt sur le revenu des particuliers. Un Français installé à Dubaï peut toutefois rester imposable en France selon sa résidence fiscale.
Quel est le taux de l'impôt sur les sociétés à Dubaï ?
0 % sur le revenu imposable jusqu'à 375 000 AED et 9 % sur la part au-delà. Une société de zone franche qui remplit les conditions paie 0 % sur ses revenus éligibles et 9 % sur le reste. Les groupes multinationaux réalisant au moins 750 millions d'euros de chiffre d'affaires sont portés à un taux effectif de 15 %.
Une société en zone franche paie-t-elle la Corporate Tax ?
Elle y est soumise et doit s'enregistrer. Si elle remplit les conditions de Qualifying Free Zone Person (substance, revenus éligibles, seuil de minimis, états financiers audités), elle paie 0 % sur ses revenus éligibles et 9 % sur les autres. Sinon, elle est imposée aux taux normaux.
Un freelance doit-il payer la Corporate Tax à Dubaï ?
Seulement si le chiffre d'affaires de son activité dépasse 1 million d'AED sur une année civile (Décision du Cabinet n° 49 de 2023). Les salaires et les revenus d'investissements personnels ne comptent pas. En dessous de ce seuil, il n'a pas à s'enregistrer.
Quel est le taux de TVA à Dubaï ?
5 %. L'enregistrement est obligatoire au-delà de 375 000 AED de livraisons et d'importations taxables sur 12 mois, et possible volontairement à partir de 187 500 AED. La TVA est distincte de la Corporate Tax : elle a ses propres déclarations et ses propres factures.
Faut-il s'enregistrer à la Corporate Tax sans bénéfice ?
Oui. Toute personne imposable doit s'enregistrer auprès de la FTA et déposer une déclaration pour chaque période, même en perte, sous 375 000 AED de bénéfice ou avec la Small Business Relief. Seules quelques catégories, comme les entités publiques, en sont dispensées.
Quand faut-il déposer la déclaration de Corporate Tax ?
Dans les 9 mois qui suivent la clôture de l'exercice, sur le portail EmaraTax de la FTA, avec le paiement de l'impôt dû. Pour un exercice clos le 31 décembre 2025, la date limite était le 30 septembre 2026.
Un Français installé à Dubaï paie-t-il encore des impôts en France ?
Cela dépend de sa résidence fiscale. Le Code général des impôts retient trois critères (foyer ou séjour principal, activité professionnelle, centre des intérêts économiques), et la convention fiscale franco-émirienne prévaut sur ces règles. La réponse dépend de chaque situation : voyez-la avec un conseil fiscal en France.
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Sources
Textes officiels et références utilisés pour cette page :
- Décret-loi fédéral n° 47 de 2022 sur l'imposition des sociétés et des entreprises, version consolidée (MoF ; texte anglais, la version arabe fait foi) — 2026-01
- Ministère des Finances — Corporate Tax aux Émirats — consultée le 2026-10-13
- Décision du Cabinet n° 116 de 2022 — 0 % jusqu'à 375 000 AED de revenu imposable, 9 % au-delà (MoF) — 2022-12-30
- Décision du Cabinet n° 49 de 2023 — personnes physiques, seuil de 1 million d'AED de chiffre d'affaires (MoF) — 2023-05-08
- Décision du Cabinet n° 100 de 2023 — revenus éligibles des sociétés de zone franche (MoF) — 2023-10-25
- Décision ministérielle n° 229 de 2025 — activités éligibles et exclues, seuil de minimis (MoF) — 2025-08-28
- Décision ministérielle n° 84 de 2025 — états financiers audités (MoF) — 2025-03-25
- Décision ministérielle n° 131 de 2026 — Small Business Relief prolongée jusqu'aux périodes closes le 31 décembre 2029 (MoF) — 2026-07-29
- Décision de la FTA n° 3 de 2024 — délais d'enregistrement à la Corporate Tax — 2024-02-22
- Décision du Cabinet n° 75 de 2023 et ses modifications — pénalités de Corporate Tax (FTA) — 2024-03-01
- FTA — remise de la pénalité d'enregistrement tardif (première déclaration sous 7 mois) — 2025-05-07
- FTA — plus de 742 000 inscrits à la Corporate Tax — 2026-07-30
- Décret-loi fédéral n° 8 de 2017 sur la TVA, version consolidée (FTA) : taux de 5 %, enregistrement effectif au 1er janvier 2018 — 2025-11-28
- FTA — enregistrement à la TVA (seuils de 375 000 et 187 500 AED) — consultée le 2026-10-14
- Portail officiel u.ae — fiscalité : « The UAE does not levy income tax on individuals » — consultée le 2026-10-14
- Service-public.fr — impôt sur les sociétés : taux normal de 25 %, taux réduit de 15 % jusqu'à 42 500 € — vérifiée le 2026-02-17
- impots.gouv.fr — convention fiscale entre la France et les Émirats arabes unis (19 juillet 1989, avenant du 6 décembre 1993) — consultée le 2026-10-14
- impots.gouv.fr — « Suis-je non-résident fiscal ? » (critères de l'article 4 B du CGI) — modifiée le 2026-04-08
- Décision ministérielle n° 244 de 2025 — phases de la facturation électronique (MoF) — 2025
Dernière vérification: Par Équipe éditoriale Kenobiz Solutions
Information générale, pas un conseil fiscal ou juridique. Pour votre cas, consultez un tax agent enregistré auprès de la FTA.